22 Luglio 2024

Mes trois fleurs

MES TROIS FLEURS

(Poème dédié à Sa Sainteté le Pape François)

Poème extrait  de Il sangue delle parole – Cheikh Tidiane Gaye, Kanaga Edizioni, 2018

 

La première fleur naît et ne meurt pas

a l’amour pour graine et pour pétales

siffle son nom dans le ventre de la flûte.

Ecoutez sa voix qui dit :

Je suis née entre Bethléem et Jérusalem

mon corps porte la douleur

les cris des enfants, des femmes et des hommes.

Mon nom reste ton effigie : l’amour

pour chanter l’humilité du plus grand des fidèles.

Je porte en moi les cicatrices des regards perdus

Je porte en moi les regards perdus dans l’océan

de la souffrance,

Je porte en moi le cri de l’espoir

Je suis la fleur naissante de l’amour du temple

Je suis la lumière de l’esprit saint

Je suis la lumière sombre de l’esprit de paix

Je suis le cristal qui chante le ciel de la paix.

Fleur, je t’appelle Jésus parce que tu es l’amour.

J’ai orné ton nom qui ne connaît pas l’enfer

et j’ai allumé l’encens qui parfume mes pas

les pas de ton peuple, de notre peuple.

Quand je pense à toi, la pièce s’illumine

d’une lumière céleste

visible et invisible dans le ciel étoilé qui loue,

ton cœur m’a délivré de l’injustice.

 

Ma deuxième fleur pousse

et quand elle parle, elle trace

le chemin de la paix.

Paix tu as été et paix tu es

Écoute, Israël :

L’Éternel est notre Dieu, l’Éternel est unique.

Je l’ai répété trois fois

six fois, neuf fois, douze fois

Je l’ai répété plusieurs fois

Je l’ai chuchoté aux plantes

Je l’ai fécondé dans vos nuages

Je l’ai scandé dans les versets de vos prières

Je l’ai offert à ceux qui ont soif de paix

pour mesurer ton amour profond

“Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur,

de toute ton âme et de toute ta force”.

J’ai répété ton arcane

car tu es cette étoile qui me suit

de l’aube au crépuscule et qui me guide

tu es le vent qui rafraîchit le silence de mes nuits sombres

tu es cet air clair et doux,

soufflant mon ombre qui embrasse ton ombre.

De l’obscurité ton ombre renaît

Du nid de mes pensées, ton souffle m’enchante.

Toi, Moïse, tu me suis pour embrasser mes pas

mon corps, mes ongles et mes cheveux

de tes cheveux ma sagesse.

Qu’est-ce que je pense de toi ? J’écris ton nom

sur les montants des maisons

car tu es l’amour et la paix.

Car tu es l’autel de la paix

car tu es l’Arche de la Paix

Car tu es l’honneur de la paix

Car tu es le cœur du mot

car tu es la sève qui existe.

 

Ma troisième fleur est née et vit encore

elle vit partout, elle est miséricorde

Ma fleur blanche et fertile, rouge pleine de vie

haute et caresse les montagnes

sublime voyageur pour tisser les vers de la paix.

Quand ma fleur s’épanouit, elle réjouit les élèves éloquents

ces regards d’amour et de paix qui ne naissent jamais

dans l’aridité des terres mais dans la richesse des cieux fertiles en mots.

Cette troisième fleur ne connaît pas le sang

son parfum est dense

ma fleur, je te dis

Je voudrais que ton cœur soit un puits de miel

Je voudrais que ton regard soit l’horizon des moines

Je voudrais, je voudrais que tes pas soient le chemin des enfants d’Israël.

Je crois en une seule foi

et mes trois fleurs

Je les mets dans un vase

pour tracer une seule foi

pour sculpter une seule lumière

pour chanter un seul hymne

pour agiter un seul drapeau

et ce drapeau est l’église

et ce drapeau est la synagogue

et ce drapeau est la mosquée.

J’apporte le vase et je l’arrose avec une seule eau

l’eau bénite claire

l’eau bénite parfumée

l’eau bénite qui baignera le monde.

 

Mes trois fleurs deviennent un arbre

ombragé et ombrageux

accueillant et observateur

qui récite le silence des bénédictions

et remplit les yeux de beaux rêves.

 

Mes trois fleurs deviennent une

la cour courtoise est née

qui accueille les alphabets de la paix

et remplit les yeux de beaux rêves.

 

Mes trois fleurs ne font qu’une

dans le crépuscule du soir

éclaire les cascades de bois

et remplit les yeux de beaux rêves.

 

Mes trois fleurs ne font qu’un

pour professer la religion de l’amour.

Mes trois fleurs ne font qu’un

pour cueillir

les pages des Évangiles

les pages hébraïques

les sourates du Coran.

Mes trois feuilles,

trois fils d’Abraham

trois syllabes

A-MO-RE.

Fleur, tu es la foi bien-aimée.

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