21 agosto 2017

TIRAILLEURS, JE VOUS CHANTE!

A la mémoire des tirailleurs noirs

 

Tirailleurs à la couleur d’ébène, gloire à vous !

Vos mains ont tracé les chemins de gloire et de vos pas

repartent les langues

nos langues toujours assoiffées de vous chanter

de vous remettre le doux chant qui s’éveille dans chaque contrée

de l’Afrique, votre terre votre toit et votre demeure

que meure la haine, cette haine qui nous suit et nous étrangle

cette haine que vous aviez enterrée pour l’honneur

d’une France affranchie qui refuse de nous libérer

cette France que vous aviez libérée avec orgueil.

Tirailleurs,

vous aviez plié les océans

vous aviez tenu l’orage

vous aviez ouvert les cadenas

vous étiez les typhons

et votre longue marche a auréolé de gloire un continent entier

le fils à la langue de sel et à  la mémoire fertile vous chante :

dans vos tombes recevez les prières qui naissent des gorges

qui pleurent, nos pleurs sur nos joues maigres aux sourires éteints

dans vos tombes que fleurissent vos sacrifices

oui, je dis oui !

Vous aviez libéré la France et ses filles sont devenues princesses,

leurs mères les reines et leurs enfants les princes

vous aviez affronté seuls dans le froid comme dans le chaud les lions

vous aviez terrassé les panthères que vous aviez enterrées

vous aviez abattu les murs

mais vous aviez construit les palissades encore droites

à la droiture noble

vous êtes l’arcane que nous portons pour nous défendre

Tirailleurs, n’êtes-vous pas les tigres nés du flanc des lions ?

Ne dois-je pas battre les hymnes célèbres ?

Ne dois-je pas réveiller les rythmes et vous glorifier ?

Votre sang est noble, noble fut votre vie

vous aviez sauvé les orphelins, la dignité d’un pays

qui ne vous avait jamais respecté,

un pays qui prônait l’égalité et la fraternité

vous étiez fraternels et vos pas ont enseigné l’égalité

vos mains salvatrices des vers que nous décomptons

pour rappeler les plus beaux jours, les plus nobles nuits

sous la neige, sous la pluie, dans les eaux marines

dans les cavernes comme dans les îles et ilots.

Tirailleurs, mes grands-pères nos grands-pères au sang fertile

vous n’êtes point morts, vous êtes  près de nous devant nous

et votre vie tel le miroir qui nous guide pour défier ce vent

que vos bras encore humilient, vos bras notre chemin

vos bras notre cri, les gorges encore assoiffées de soulever

le cri de l’espérance que nous entonnons pour conjuguer

la solidarité au pluriel

la fraternité vous appartient comme votre nom est liberté

il me suffit le sang du lion et la plume de la colombe

pour écrire vos noms au firmament et laisser l’avenir

nous raconter vos vaillances

la nuit ne ferme jamais ses yeux, le jour éclaire nos sentiers

votre sang n’a jamais trahi

comme votre rang n’a jamais menti

comme votre langue ne s’est jamais tue

aujourd’hui je vous chante

mais quelle chanson dois – je tresser ?

quelle rime dois-je enfanter ?

quel vers dois-je penser ?

quel mot dois-je inventer ?

quelle médaille dois – je vous offrir ?

Vous êtes le feu, alors réchauffez nos lendemains

pour que l’Afrique entière continue de vous chanter

vous êtes le soleil, alors éclairez nos sentiers

pour que l’Afrique devienne plus libre

vous êtes la gloire, alors faites de vos enfants

les fils les plus adorables au concert des continents

vous les chantres, nous vos disciples

vous les poètes, nous lirons vos proses

au banc de la gloire et aux flancs des nouveaux nés.

Tirailleurs, que le soleil continue d’illuminer vos tombes

lumières célestes de nos rois, dignes et légendaires rois

aux bustes nobles.

tirailleurs

 

 

 

 

 

 

Commenti

  1. arturo ghinelli dice:

    Pochi italiani sanno che les Tirailleurs hanno liberato l’Isola del’Elba dai nazifascisti

  2. Mario Mancini dice:

    … Arturo, forse sarebbe il caso di approfondire prima di fare affermazioni così nette.
    I Tirailleurs furono mandati a conquistare un’isola (l’Elba) che i Tedeschi stavano già abbandonando, solo per poter vantare una vittoria.
    I Tirailleurs furono mandati a morire sulla spiaggia minata di Campo, mentre le truppe francesi sbarcavano su spiagge vicine, non minate ne’ presidiate: morirono circa 500 tirailleurs, e quasi nessun francese.
    I Tirailleurs superstiti, che erano stati drogati per la loro missione suicida, si abbandonarono a terribili violenze sulla popolazione civile “liberata”.
    In tutta questa brutta storia, sarebbero da ricordare solo le colpe dei francesi.

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